Léon Faure (1866-1951) est né à Azerat. Il est un industriel français et un conseiller scientifique influent de Mustafa Kemal Atatürk (fondateur de la République turque).
Faure a suivi une formation d’ingénieur aux Arts et Métiers, ce qui l’a conduit à jouer un rôle crucial dans la modernisation de la Turquie. En tant que conseiller technique d’Atatürk, il a participé à la commission de l’alphabet, qui a remplacé les caractères arabes par un nouvel alphabet latin. Cette réforme faisait partie des efforts d’Atatürk pour moderniser et laïciser la Turquie.
Léon Faure était également directeur de l’École impériale des Arts et Métiers de Stamboul. Il a fondé en 1880 un collège français à Pera, qui comptait 180 élèves, dont une majorité de Turcs et de Grecs. Son engagement pour l’éducation laïque a été reconnu et apprécié par les autorités turques. En 1905-1906, son collège laïc de garçons à Constantinople comptait des élèves de diverses confessions, reflétant son approche inclusive et laïque.
En reconnaissance de ses services, Faure a obtenu des concessions minières en Turquie, notamment les mines de Zonguldak (charbon) et Kabakça (manganèse). Il possédait également trois navires charbonniers, facilitant le commerce entre les ports turcs et Hambourg.
Faure a maintenu des relations étroites avec des personnalités influentes, dont Angelo Roncalli, futur pape Jean XXIII. Ils partageaient une maison sur l’île de Büyükada, renforçant ainsi les liens entre la France et la Turquie.
Léon Faure a été décoré de l’Ordre de l’Osmanié en juin 1900 et a présidé la section de Constantinople de la Société de Géographie de Paris. Son héritage est marqué par son rôle dans la modernisation de la Turquie et son engagement pour l’éducation laïque.

Références : Wikipédia
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